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Manès Blanc :  le parcours éducatif remarquable d’un fonceur

todayJanuary 16, 2023 136

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À 68 ans, Pasteur Blanc a soutenu son mémoire pour l’obtention du titre de licencié en droit. Ce personnage respecté et respectable de la ville de Saint-Marc (Haïti), le Manès Blanc est à la tête de la Grande Commission, chapelle Évangélique du Christ. (GCCEC). On revient sur le parcours éducatif semé d’embuche d’un homme qui a contribué au développement socio spirituel de la communauté de sa région.

Originaire de Lanmotte à Fonds des Nègres, dans le département des Nippes, il a vu le jour en 1954. Il est père de trois enfants, Emeline et Moline Blanc (jumelles) et Jephté Blanc. 

Il a décroché son Certificat de fin d’études primaires (CEP) en 1971 à l’école Armée du Salut de Fonds des Nègres.

De 1972 à 1979, il était obligé de rester dans sa zone natale, car ses parents n’avaient pas de possibilité dans d’autres villes pour poursuivre ses études. En effet, le niveau le plus élevé de l’unique école dans sa zone n’était que le CEP.

Pire encore, l’école de la mission de l’Armée du Salut qu’il fréquentait a dû fermer ces portes, car la direction ne pouvait pas payer la totalité des 75 gourdes (0,50 dollar américain aux taux actuels). Les enseignants se voyaient obligés de se rendre à Port-au-Prince la capitale haïtienne, laissant derrière eux le bâtiment et les élèves dernières.

Leader dès son plus jeune âgé, Manès Blanc a pris la relève en enseignants les plus petits jusqu’au CEP à son tour.

En 1979, il a voyagé à Kingston en Jamaïque pour une étude en Théologie. De retour en Haïti, il poursuit ses études secondaires tantôt à l’école Bon Samaritain de Borel (Artibonite), tantôt au collège Union de Saint-Marc jusqu’en classe de Rhéto.

« J’avais toujours le plein d’énergie et de désir de boucler mes études secondaires, mais les embûches étaient de taille », se rappelle-t-il.

« Malgré l’ombre du découragement et le désespoir qui s’abattait sur moi, le Dieu de réconfort m’est venu en aide pour me booster afin de poursuivre cette route difficile », poursuit-il.

Toujours animé par un brûlant désir de terminer ses études secondaires, il s’est rendu à Port-au-Prince en 2017 pour la classe terminale. Malheureusement cette année-là, il était compté parmi les candidats malheureux. 

C’est finalement dans le département des Nippes qu’il a réussi les épreuves de fin d’études classiques.

Il se présente toujours avec ses proches sous le nom de Néhémie d’Haïti, dans le sens qu’il est « quelqu’un qui aime son pays et qui travaille pour son progrès ».

Dans la nuit du 1er au 2 février 2003, le pasteur Blanc a failli laisser sa peau, à la suite d’une attaque d’hommes armés qui sont entrés chez lui dans le but de mettre fin à ses jours. Il en est sorti vivant, mais gravement blessé de plusieurs projectiles. 

Analyste politique à la Radio Schekina qu’il dirigeait, il dénonçait les pratiques d’un groupe progouvernemental arme dénommer « Balewouze » à l’époque.

En 2018, Manès Blanc s’est inscrit à l’École de droit et des sciences économiques des Gonaïves (EDSEG), ou il a étudié les sciences juridiques.

Au bout de ces quatre longues années d’études, le pasteur Blanc, du haut de ses 68 ans, parvient à présenter son mémoire de sortie le 21 décembre 2022 dont le titre est « l’Approche sociojuridique de la problématique de l’apatridie au regard de la législation haïtienne et du Droit international public de 2010‐2020 ».

Parmi sept étudiants en soutenance, il a réussi son travail avec une moyenne de 77/100.

En tant que pasteur, le doyen d’âge de la promotion a remercié Dieu, le maître de toutes connaissances qui lui a permis de gravir cette échelle et remercie aussi tous ceux et toutes celles qui, d’une manière ou d’une autre, ont contribué à cette réussite en droit. Ce qui va lui permettre « de défendre des laissés-pour-compte » promet- il.

Nelson Joseph

Journaliste reporter 

Written by: Radio Éclat Internationale

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